Etat d'esprit

Musique dans ma vie

27 novembre 2008

Trust Premier Album (1979)

Trust_1979 Paru en 1979 cet album éponyme de Trust est arrivé tel un brûlot sur nos platines . Il faut dire qu'en matière de heavy-metal les groupes frenchies semblaient à la traîne tandis que leurs illustres modèles anglo- saxon subissaient en pleine face le phénomène punk. Mais Trust étaient là alliant la virtuosité musicale des premiers avec la diatribe des seconds. Pour les lassés du ton mielleux d'ados attardés de Téléphone et les amateurs des textes des chansons de Renaud qui pensaient que ça manquait de riffs de guitare électrique, Trust était là et frappait fort d'entrée avec ce premier album.

Les quatre membres de Trust sont tous issus de milieu ouvrier et ont tous grandi dans les cités HLM. Ils ne faut donc pas s'attendre à des textes assez fleur bleue. Ecorchés vifs, ils passent au gril tous les problèmes de société. Nono l'ex animateur du Club Med et enfant de Led Zeppelin et de Deep- Purple nous montre avec sa guitare qu'il n'a rien à envier à ses illustres idoles. Quand à Bernie bien que n'ayant pas le lyrisme  d'un Robert Plant ou d'un Ian Gillan, il chante ses textes avec une telle conviction que l'on voit en lui le porte drapeau de la révolte. Morceaux agressifs aux paroles percutantes , Trust crache son venin sur les difficultés de la vie quotidienne et même sur le totalitarisme qui sévit en URSS. Enfin bref pour reprendre une réplique des Tontons flingueurs  dans la fameuse scène de la cuisine: "C'est du brutal".

Que reste il aujourd'hui de cet album? en l'écoutant, je me rend compte que les paroles  de Préfabriqués qui blâmait  une société stéréotypée sont toujours d'actualité: Vos idées sont fondées par overdose de télé,celles aussi  de Toujours pas une tune: la gauche qui virevolte, la droite qui s'enrhume, j'écoute et dans mes poches j'ai toujours pas une tune. Quand à Bosser huit heures que Bernie avait écrite pour son père suite à un licenciement abusif, l'expérience que j'ai eu en ayant travaillé 27 ans dans le BTP m'ont montré que le chanteur avait visé juste. Certes avec la chute du mur de Berlin H&D et l'élite risquent de paraître désuètes. Mais cela n'empêche pas Trust de reprendre cette dernière dans ses concerts, tout comme Palace un pamphlet contre la boîte à la mode de l'époque.

Voilà un premier opus en tant qu'album qui laissait augurer l'excellent  Répression. Même si Trust a vieilli et que certains se sont offusqués du changement de ton au niveau musical dans le dernier album. Il fut un temps pour chanter la révolte, il n'y avait que Trust bien avant les rappeurs et Béruriers noirs.

Bosser huit heures

Trust Préfabriqués,  L' élite, Bosser huit heures (Medley)


Trust medley , prefabriqué , l'elite , bosser 8h , live
envoyé par lobotomie80

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20 novembre 2008

Robert Plant Now and Zen (1988)

Now_and_zen Deux ans après la dissolution de Led Zeppelin Robert Plant se lance dans une carrière solo. Soucieux  de tirer un trait avec Led Zeppelin. Mais quand on porte le nom de Plant et quand on vient d'un groupe aussi prestigieux, on oublie pas son passé aussi facilement et la maison de disque qui l'avait fait signer misait sur cette notoriété et leur déception fut grande car le succés n'était pas au rendez -vous. Le chanteur avait bel et bien définitivement rompu avec son passé et son nouveau style s'apparentait plus à une musique expérimentale ce qui a donné quatre disques au succés plus ou moins chaotique. Durant cette période on a vu aussi Robert Plant avec humilité faire la première partie de jeunes groupes qui poussaient à la porte de la gloire artistique. En 88 Le chanteur rentre en studio por enregistrer Now and Zen en ayant conscience que sa carrière est à un tournant et que c'était une erreur de vouloir oublier son passé .C'est pour cela d'ailleurs qu'il invite le guitariste Jimmy Page à jouer sur trois morceaux de cet album. Aprés le semi échec de ses précédents opus, les crédits pour la conception de Now and zen sont limités. Mais malgré cela le chanteur décide de prendre tout son temps en mettant la main à sa poche . Il fut récompensé de ses efforts à la sortie de l'album sa carrière prit un nouvel essor tant l'accueil du public et des critiques fut chaleureux. Il faut dire que la qualité sonore de ce disque bien qu'il fut enregistré en 16 pistes est irréprochable en l'écoutant aujourd'hui l'auditeur pourrait penser qu'il a été remasterisé. A noter que Now and Zen donna le départ d'une nouvelle collaboration entre Page et Plant. A mon sens des trois Led Zeppelin survivants, c'est Robert Plant qui a le plus réussi sa carrière post Led Zeppelin. Ce n'est pas étonnant avec les rumeurs de reformation du groupe que Plant rechigne à se lancer dans l'aventure.

Robert Plant Heaven Knows

Posté par Jean Paul59 à 17:40 - Etat de ma discothèque - Commentaires [16] - Permalien [#]

15 novembre 2008

Remember Marvin Gaye de Richard Olivier (2002)

cover remember marvin Gaye

  J'ai découvert ce petit bijoux de documentaire à la médiathèque de mon quartier que j'ai pu poster dans une version complète sur mon blog afin de vous le faire partager. Il ne laissera certainement pas insensibles les admirateurs de Marvin Gaye dont je fais parti. Le légendaire Marvin Gaye jeta l'ancre en 1981 à Ostende paisible ville balnéaire Belge.. C'est dans ce contexte et à cette époque que réalisateur indépendant Belge Richard Olivier filme cette légende de la soul music, la complicité qui se crée entre les deux hommes pousse le chanteur  a se révéler aux travers de conversations-confessions. On y découvre un Marvin Gaye soucieux  de réacquérir une deuxième santé après s'être détourné des drogues pratiquer la boxe et le basket. En pleine plénitude artistique, on voit le chanteur répéter avec ses musiciens.On accompagne aussi Marvin à travers ses errances nocturnes et on assiste à une scène assez cocasse dans un café de marins pêcheurs. C'est aussi avec émotion que l'on voit dans une petite église  le chanteur la sensibilité à fleur de peau interpréter a capella le Lord's Prayer. Richard Olivier vis à vis de Marvin Gaye n'en était pas à son coup d'essai vingt ans auparavant, il avait réalisé un premier court-métrage: Marvin Gaye transit Ostende . Ce second documentaire Remember marvin Gaye  illustre très bien la dédicace que l'artiste fit au réalisateur au réalisateur: " Du fond du coeur, je te remercie d'avoir révélé mon âme d'artiste, mais avant tout ami artiste je te remercie de m'avoir rendu immortel."

A la fin de 1982 Marvin Gaye retourne vivre dans son pays où il obtint un Grammy Award pour son album Sexual Healing qu'il avait composé en Belgique. Deux ans plus plus tard le 1er avril 1984, il meurt assassiné de plusieurs coups de revolver par son père pasteur.

Remember Marvin Gaye de Richard Olivier

Posté par Jean Paul59 à 08:42 - Cinéma. - Commentaires [7] - Permalien [#]

12 novembre 2008

Le concert de trust à Lille le 6 novembre 2008 ,j'y étais

Avant le concert , j'espérais que ce groupe mythique de Hard rock Français soit à la hauteur de leur dernier album Treize à table. Résultat un concert de 2H30 dont 30 minutes de rappel et tout çà je l'ai vécu aux premières loges juste devant la scène.Apocalypse tour

Trust a démarré ce concert sur les chapeaux de roue avec un de leur standards Marche ou Crève ensuite, ils ont interprété  des chansons de leur nouvel album comme: Toujours parmi nous, Epistémophilique (un pamphlet contre la presse people), Black, Blanc Beur , Promesse Osée avec laquelle j'ai pu mesuré la popularité grandissante de notre bien aimé président,( je pense que la presque totalité de l'album y a passé). Bien sûr Trust a aussi interprété    les standarts qui ont forgé sa légende comme: Monsieur Comédie, Palace, L'élite et un troublant Bosser Huit heures dans lequel Bruno Deck Le Goff le DJ a prouvé qu'il avait bien sa place au sein du groupe contrairement à ce que pensaient certains puristes qui s'étaient  offusqués de sa présence,pour finir en apothéose avec le symbolique Antisocial.

Je peux dire que je suis un fan de la première heure depuis leur premier album l'Elite jusqu'au dernier album Treize à table et c'est certainement dû à cela que je me suis éclaté comme je me suis éclaté rarement à un concert et apparemment, je n'étais pas le seul à l'écoute du public qui entonnait avec le groupe ses chansons. J'ai apprécié aussi à l'épilogue du concert le long salut du groupe au public de Lille .

Trust au Zénith de Lille 2008 Monsieur Comédie


Trust Zénith LILLE "Monsieur Comédie"
envoyé par tortue62

     Trust au Zénith de Lille 2008 Mesrine


TRUST Zénith LILLE " Mesrine"
envoyé par tortue62

Posté par Jean Paul59 à 18:25 - Commentaires [8] - Permalien [#]

05 novembre 2008

Carnet de voyage de Walter Salles

carnets_voyage_aff Carnets de voyage fut l'un des films événements du festival de Cannes 2004. Réalisé par le cinéaste Brésilien Walter Salles et sorti en France en septembre de la même année ce film est une évocation scrupuleuse du long périple que le jeune Ernesto Guevara et son ami Alberto Granado accomplirent à travers l' Amérique Latine en 1952.

Pour préparer le tournage du film Walter Salles a lui-même refait le voyage des deux amis Argentins et sa première impression fût que les problèmes structurels et sociaux qui avaient frappé Ernesto et Alberto n'ont toujours pas été résolus et ont peu changé depuis cinquante ans. Le scénario est en fait une adaptation  de Voyage à motocyclette, le livre que Le Che a tiré de son journal de voyage. Pour éviter une reconstitution approximative, Walter Salles a tourné ce film dans plus de trente décors naturels, en Argentine, au Chili et au Pérou. On peut dire que c'est ce soin particulier qui a frappé les critiques du festival de Cannes en 2004. Comme le mythe du Che a certainement eu un impact sur les acteurs: le Mexicain Gael Garcia Bernal pour le rôle d'Ernesto Guevara et l'Argentin Rodrigo de la Serna dans celui d'Alberto Granado, la qualité et l'interprétation sont d'une qualité irréprochable par sa sensiblité.

Ceci dit ce n'était pas la première fois que le mythe du Che avait inspiré les scénaristes. En 1968 un cinéaste Italien tournait en Sardaigne un farfelu EL Che Guevara qui ressemblait plus à un Western Spaghetti qu'à une fresque historique. L'année suivante un film américain Nommé Che sorti dans les salles. La piètre qualité de ce long- métrage le fit nommé par un comité de critiques comme le plus mauvais film des années soixante. Pourtant le réalisateur Richard Fleisher n'était pas le premier venu. Mais le scénario qui lui fut imposé était grossièrement mensonger et tendancieux ce qui entraîna chez le réalisateur un manque d'ambition artistique de ce fait il laissa le film sombrer dans le ridicule. Quant aux deux acteurs Omar Sharif dans le rôle du Che et Jack Palance dans celui de Fidel Castro étaient peu crédibles.

On peut percevoir ce film comme un voyage initiatique ou comme la recherche d'une identité latino américaine de deux jeunes gens à peine sortis de l'adolescence. Ce film par sa sensibilité m'a marqué et je me suis posé une question: Si Ernesto Guevara n'aurait pas fait ce voyage, est ce que Che Guevara aurait existé?

Carnets de voyage Bande annonce


Carnet de voyage
envoyé par keliah_c

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